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La sensibilité

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La sensibilité

Message par Seifenblase le 23.07.12 18:18

J'ai pensé à ce sujet car, étant enfance précoce, je suis aussi hypersensible. D'une manière générale, diriez-vous que vous êtes sensible ? Qu'est-ce qui vous touche le plus ? Le moins ? Quelles sont les manifestations de votre sensibilité ? Comment réagissez-vous face à quelqu'un de très sensible ? Vous-mêmes, peut-être "luttez"-vous contre votre sensibilité ?
Ce sont des pistes de réflexion mais j'aimerais bien voir un peu ce qu'il en est parce que c'est quelque chose d'hyper lourd pour moi qui me bouffe vraiment la vie.

Venez partagez vos expériences !


Dernière édition par Seifenblase le 23.07.12 19:39, édité 1 fois

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Re: La sensibilité

Message par Valkyrja le 23.07.12 18:46

En voyant le titre je me suis dit "ah ça c'est pour moi" ! J'ai toujours été super sensible aussi, mais ça va de mieux en mieux avec les années. Petite c'était dur surtout question tristesse, je me mettais à pleurer dès qu'on élevait la voix, je me souviens que vers 10 ans j'avais une prof d'allemand dont c'était à peu près le seul mode de communication, ses cours me terrorisaient, mais même c'était presque jamais moi qu'elle grondait, c'était horrible ! Avec les autes enfants pareil, s'ils me disaient un truc pas sympa c'était les grandes eaux (que je m'appliquais en plus à retenir parce que ça arrange pas ton cas comme réaction). Le plus con c'est quand quelqu'un pleurait : je me mettais systématiquement à pleurer avec.

Ca s'est un peu tassé après l'adolescence (période où à mon avis j'étais d'ailleurs même plus hypersensible, mais plutôt hystérique, vu que j'étais capable de pleurer toutes les larmes de mon corps parce que Kevin ou Hippolyte m'avait pas regardée, et de sauter partout en me demandant déjà qui j'allais inviter au mariage s'il l'avait fait Moq ), maintenant si on me crie dessus, je crie aussi, et je ne pleure plus avec les gens qui pleurent (pour consoler, c'est quand même plus pratique). Par contre je reste facilement touchée par les choses, juste que ça me gêne moins qu'avant, je me braque pas contre et j'ai pas trop peur que les autres se rendent compte de ce que je ressens (ce qui arrive souvent). Mon mode d'expression est invariable par contre : quoi que je ressente, dès que c'est un peu trop fort, je pleure ! Du coup je pleure quand je suis contente, je pleure quand j'ai mal, je pleure quand je trouve quelque chose trop beau, je pleure quand je suis fâchée, bref, la fontaine de trevi.

Le pire, je crois que c'est avec la fiction : je souffre le martyre si je regarde un film ou lis un livre qui parle d'amour et dont je ne sais pas la fin, je vis toutes les émotions des personnages comme si j'étais eux, c'est horrible ! Et même quand je sais la fin, des fois ... Bon au moins je suis bon public. Mais ça ne marche qu'avec l'amour, les autres passions me sont assez indifférentes.

Dans la vraie vie, ce à quoi je suis le plus sensible c'est peut-être la souffrance des autres (je me souviens qu'aux cours de théâtre, quand quelqu'un devait jouer une douleur plus ou moins exagérée, j'avais vraiment mal avec lui...), physique ou morale, ma devise c'est un peu "j'ai mal à votre poitrine" Mol (et je peux pas regarder de films d'horreur à cause de ça, je me sens trop mal après) La tristesse aussi dans une moindre mesure, je suis facilement désemparée par la tristesse de quelqu'un d'autre, moins qu'avant où je pleurais aussi, mais toujours un peu. Et je m'extasie souvent intérieurement devant les paysages, plus cliché romantique tu meurs.

Bon, mais je me relis là et je me dis que je ne parle que du négatif, y a quand même des trucs que j'aime bien aussi. Je trouve qu'il y a quand même un certain plaisir à s'abandonner presque totalement au désespoir, ou au contraire à une sensation agréable qui passe à cause d'une lumière, d'un parfum ou juste d'un coup de vent ! J'adore me sentir transportée par une émotion forte, avoir le souffle coupé et ne plus vraiment être uniquement "là physiquement", je sais pas, je trouve ça magique en fait.

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Re: La sensibilité

Message par Darkshines le 23.07.12 19:08

Je sais pas trop comment répondre, je dirais que je suis assez sensible mais qu'en privé. Mais je sais pas trop ce que t'entends exactement par hypersensible en fait...

En public, je montre jamais beaucoup de grosses émotions même si je les ressens. Par exemple je n'ai pleuré qu'une seule fois devant ma soeur ou ma mère depuis 10 ans, 1 seule fois aussi devant mes meilleures amies en 3 ans. Donc on me prend par quelqu'un "d'insensible", que rien ne touche et qui est toujours égale à soi même.

Par contre, dès que je suis seule, je peux pleurer pour tout et n'importe quoi, mais seulement quand je suis à fleur de peau. Comme Elinor, je peux pleurer toutes les larmes de mon corps devant un film ou un roman dès que je m'identifie un minimum.

Je suis le plus sensible à la souffrance, dès que je vois quelqu'un avoir mal, j'empathise beaucoup trop. L'autorité me rend assez sensible aussi, me faire engueuler par quelqu'un que j'estime me rend malade. La beauté des choses (art, paysages, certaines personnes etc... ) me touchent pas mal aussi.

Ce à quoi je suis le moins sensible, je sais pas trop, les enfants peut être xD 'Fin je connais des personnes qui sont trop émues/amusées par des bébés/enfants, moi c'est juste le néant xD

Par contre, la sensibilité des autres a tendance à beaucoup m'agacer. Quand quelqu'un pleure pour des raisons qui pour moi sont insuffisantes, je vais même pas avoir envie de le/la consoler mais plutôt de lui foutre un bon coup de pied au cul. Pour moi pleurer en public c'est un signe de faiblesse et j'ai beaucoup de mal avec ça.

Je sais même pas si je réponds bien au sujet What a Face

Darkshines
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Re: La sensibilité

Message par Seifenblase le 23.07.12 19:39

Darkshiness, c'est un sujet que je veux ouvert à toutes et pas seulement aux hypersensibles, sinon ce serait trop restreint Smile C'est l'occasion d'échanger sur nos sensibilités respectives, ce qui nous touche ou pas, etc.

Mais concrètement, les grands traits de l'hypersensibilité sont :
- Forte créativité et imagination
- Ouverture à la spiritualité
- Sixième sens et intuition fortement développé
- Une vie intérieure riche et complexe
- Conscient des nuances subtils de l'environnement
- Grand sens du service aux autres
- Influencé par l'humeur des autres
- Sensible à la douleur
- Besoin de s'isoler pour se libérer de toutes simulations
- Profondément ému par les arts et/ou la musique
- Sursaute facilement
- Évite les conflits ou films contenant des scènes de violence
- Humeur perturbé par la fatigue ou la faim

L'hypersensibilité représente une sensibilité plus forte que la moyenne à des stimuli, sensibilité autant physiologique, biologique que psychologique. Ceci conduit à une amplification des phénomènes et de leurs conséquences, positives ou négatives. L'hypersensibilité n'est pas un trouble mais une particularité. Ce qui est modérément stimulant pour la plupart des gens va devenir extrêmement stimulant. A fortiori, ce qui est normalement très stimulant va prendre la forme d'un traumatisme.

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Re: La sensibilité

Message par Valkyrja le 23.07.12 20:04

@Seifenblase a écrit: A fortiori, ce qui est normalement très stimulant va prendre la forme d'un traumatisme.

Donc c'est vraiment pour ça que j'arrive pas à regarder de films d'horreur (depuis que j'ai pas pu dormir ni rester seule après avoir vu 6e sens, c'est dire mon niveau) ! Tout s'explique !

Du coup je précise quelque chose : ma sensibilité ne me gêne pas probablement parce que j'ai peu de choses "très stimulantes" dans ma vie, ou du moins que j'ai sûrement fini par les éviter : justement je regarde pas de films d'horreur, je monte pas sur des grands huit (j'ai le vertige en haut d'un escabot de toute façon), je me ridiculise pas souvent ... Mais dans ce genre de situation, je suppose que je réagirais trop violemment en effet.

(Et quand j'ai faim je suis un dragon c'est vrai Moq )

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Re: La sensibilité

Message par Darkshines le 23.07.12 20:23

Elinor a écrit:
(depuis que j'ai pas pu dormir ni rester seule après avoir vu 6e sens, c'est dire mon niveau) !

Ahah moi aussi ! Tout le monde se moque de moi. Et même aujourd'hui je pourrais pas le revoir xD Mais après les films plein de sang et de violence me font ni chaud ni froid.

Merci Seif pour la définition, du coup je me pose une question, là on parle de stimulations qui conduisent à un traumatisme donc potentiellement des stimulations négatives, du coup lors du stimulation très positive, comment ça se passe ?

Darkshines
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Re: La sensibilité

Message par Ernestine le 23.07.12 21:06

Quand j'étais petite c'était vraiment marqué

Quand quelqu'un criait mais même sans qu'il y ait de gronderie, je me mettais à pleurer ou dés quelqu'un hausser la voix même si c'était pas contre moi. Dés qu'on me grondait, qu'on me vexait idem.J'ai eu une période ou je suis devenue muette, je ne parlais plus du tout et j'étais limite déprimée car la maîtresse hurlait tout le temps sur mes petits camarades...
Le bruit de la perceuse ou pire d'une moto ou d'un scooter et là c'était le drame. Quand mon papa faisait des travaux il fallait m'enfermer à l'autre bout de la maison pour pas que j'entende le bruit du marteau ou de la perceuse. Même encore maintenant je ne supporte pas les bruits sourds, les cris. Oui je crois que j'ai un petit côté autiste Moq .


Et le pire c'est quand je demandais quelque chose à ma mère et qu'elle me disait non. C'était pas le sens où j'étais pourrie gatée mais dans le sens où je sais pas quelqu'un venait contrarier mes plans que j'avais longuement planifiés dans ma tête avant de demander.

si quelqu'un est déçu de moi: une amie, ma mère, mon père ou un collègue pour un travail pas bien fait je pleure, si je suis énervée je pleure. C'est l'horreur. En fait je crois que le fait de potentiellement décevoir l'autre surtout qui me fait pleurer. Je veux réussir tout ce que je fais.
Le fait de percevoir facilement les émotions des autres aussi, mais ca va vraiment me toucher que si quelqu'un de proche...

Je crois qu'avec l'âge j'arrive à prendre du recul et à rester dans le factuel et moins réagir dans l'émotionnel. Je pleure rarement aujourd'hui. J'ai lu quelque livres qui m'ont aidée comme ceux de mathieu ricard, ya plein d'aspects intéressants.

Ernestine
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Re: La sensibilité

Message par Valkyrja le 23.07.12 21:10

@Ernestine a écrit:Quand mon papa faisait des travaux il fallait m'enfermer à l'autre bout de la maison pour pas que j'entende le bruit du marteau ou de la perceuse.

Mol Ouiiiii, moi quand j'étais toute petite je pleurais quand on me chantait joyeux anniversaire, et mon arrière-grand-mère me terrifiait quand elle racontait une histoire, parce qu'elle faisait des grands gestes et les grosses voix pour illustrer :dent:

Bon j'arrête de squatter le topic là :beh:

Valkyrja
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Re: La sensibilité

Message par Haria. le 23.07.12 21:14

@Darkshines a écrit:
Elinor a écrit:
(depuis que j'ai pas pu dormir ni rester seule après avoir vu 6e sens, c'est dire mon niveau) !

Ahah moi aussi ! Tout le monde se moque de moi. Et même aujourd'hui je pourrais pas le revoir xD Mais après les films plein de sang et de violence me font ni chaud ni froid.

PAREIL ! Ah mais je suis presque rassurée pour le coup ! Ce film m'a traumatisée x) et il est passé l'autre fois, j'ai zappé illico presto !

Sinon je crois que je suis sensible en privée, dans mes relations " intimes " pour ceux qui me connaissent, vraiment mais vraiment bien !! Par exemple mon copain me trouve super sensible, alors que mes collégues du travail ( qui ne me connaissant pas forcément ) ne pensent pas du tout la même chose .
Je pense que je suis sensible, mais je le cache beaucoup ( ici ca se voit pas ) mais en vrai, je garde tout pour moi, je pleure pas en public, et ca doit faire que deux ans que des fois je peux pas cacher ma sensibilité ! Selon moi je deviens en grandissant, de plus en plus sensible bizarrement. Mais je le garde vraiment pour moi, par exemple, je vais garder à l'interieur de moi et rentrer chez moi exploser en sanglot, ou bien si je peux pas me retenir filer dans les toilettes et pleurer, puis ressortir en faisant genre. Je ne veux rien montrer !

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Re: La sensibilité

Message par Shelly le 23.07.12 21:55

Je fais partie des extra-sensibles aussi. Bizarrement je dirais que ça s'est déclenché il y a deux ans, après un évènement qui m'a beaucoup marquée et une grande phase dépressive dont j'ai du mal à me débarrasser aujourd'hui encore...

Tout me touche. Ce qu'on me dit, ce que l'on pense de moi, ce que je vois à la télé, ce qui arrive aux gens que j'aime, mais aux autres aussi, les sans-abris, les animaux mal-traités, les petits vieux dans le métro... Je crois que ça va de paire avec mon empathie. Je suis éponge à sentiments, je n'arrive pas à me blinder, je partage la peine du monde entier.

Sinon je suis très sensible aux belles choses aussi, c'est le bon côté. Parfois j'ai envie de pleurer à des moments improbables parce que pour moi ils signifient des choses fortes ou me font penser à quelque chose de beau. Devant un film en général j'ai envie de pleurer quand les gens sont heureux... Parce que je trouve ça grandiose, le bonheur. Encore plus émouvant que les moments de tristesse. Le soucis c'est que je peux passer d'un extrême à un autre, mon mec me dit souvent que parfois mes réactions sont troublantes. Je peux hurler et sauter de joie pour une chose et pleurer en ayant des idées noires cinq minutes plus tard pour une autre... fatiguant.

Mais comme Noisette je cache bien mon jeu. Pour les gens je suis une gueudin qui doit prendre de la vitamine C en cachette, qui rigole de tout, même d'elle-même. En vrai j'encaisse énormément mais je finis toujours par craquer. Avant je n'étais pas comme ça, j'étais un bulldozer, j'en foutais plein la tronche à tout le monde, j'étais en colère mais forte. Maintenant j'ai l'impression d'être affaiblie... mais un peu plus "sereine". C'est peut-être ça, grandir ?

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Re: La sensibilité

Message par Pandore le 23.07.12 22:22

Je suis l'inverse, un vrai cœur de pierre...particulièrement dans mes relations avec les autres. Mais je pense que ça vient de mes nombreux déménagements, je ne m'attache pas, les gens ne me manquent pas, et si ils sont là tant mieux, si non tan pis. J'ai tellement eu de déceptions!
Je n'ai jamais pleuré devant un film, un livre, un paysage,..., et je pleure très peu en général.
Je ressens très rarement les émotions, que ça soit la haine ou le bonheur, négatif ou positif,..., c'est quelque chose qui me dérange beaucoup d'ailleurs. Je suis rarement fâchée mais je suis rarement heureuse aussi, je suis un peu rien à la fois, c'est un peu nul.

Par contre si il y a bien une chose qui peut me déglinguer complètement, me faire pleurer, me faire perdre la raison, c'est l'amour... ça me touche de plein fouet.

Mais sinon je suis gentille quand même hein lol, c'est juste que j'ai toujours besoin de mettre une barrière, une bonne grosse distance entre les sentiments, les gens et moi.

Pandore
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Re: La sensibilité

Message par Mayahuel le 23.07.12 23:29

Comme Pandore, je m'attache pas facilement aux gens que je rencontre, d'ailleurs je ne me suis jamais réellement attachée à quoi que ce soit, pour le coup, je me trouve dure avec les autres.

Je pense que les autres me voient comme une personne "sans fond", un peu froide de par mon manque d'attachement, mais c'est pas de ma faute, ni la leur, je suis comme ça.
Je pense que ça vient d'un de mes principaux traits de caractère : je suis scandaleusement fataliste. Si l'on me déçoit, je vais penser que je suis tombée sur une personne décevante et que je n'ai pas eu de chance,ensuite je passe à autre chose. Je crois que ne pas s'attacher, c'est un peu une espèce de carapace que l'on se fabrique...justement pour ne pas être déçue par les autres. Finalement, les autres, c'est toujours le problème. Bref, je diverge carrément là.

J'ai déjà été touché par des films surtout lorsque les acteurs souffrent. Je ne supporte pas de voir des gens souffrir physiquement ( les films gore, je déteste,je ne peux pas regarder). Pour autant, je ne me considère pas comme une personne sensible, n'importe qui aurait horreur de voir des gens souffrir, je ne suis pas exceptionnelle. Ton post m'étonne beaucoup Elinor, je ne t'imaginais pas à ce point sensible, mais c'est très beau; j'aimerais pouvoir ressentir les choses " en profondeur" comme toi, même si ça peut être fatiguant.
Je pense que j'aurais un peu de mal avec une personne qui manifesterait trop ses émotions, je ne saurais pas comment réagir et pourtant j'aimerais trouver les bons mots et les bons gestes du coup, même si c'est très rare, lorsqu'une personne pleure sur mon épaule, je reste là, un peu bêbête. Cela dit, je sais écouter les gens, c'est à peu près la seule chose dont je suis capable pour ce genre de truc.

Bref, je suis très loin de posséder ce qu'a cité Seifenblase

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Re: La sensibilité

Message par Amulet le 24.07.12 0:55

Je suis assez sensible et émotive de manière générale. Mais je cherche toujours à la cacher en essayant de prendre sur moi. J'ai toujours honte de pleurer devant certains films et je retiens mes larmes quand je suis avec d'autres personnes. Par contre quand je suis seule je ne me gène pas. Je pense être assez sensible à la douleur, d’ailleurs j'ai bien douillé quand je me suis faite tatouer, bon après c'est peut être car le pied est plus douloureux au niveau du tatouage. Je suis sensible en général sur la pauvreté, et encore plus particulièrement quand il s'agit d'êtres vivants sans défense comme des enfants, ou des animaux maltraités. Je pleure aussi beaucoup quand j'ai des échecs car j'ai encore beaucoup de mal à les accepter car j'ai souvent l'impression de décevoir les attentes d'autres personnes qui comptaient sur moi.

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Re: La sensibilité

Message par greymalkin le 09.08.12 14:36

Elinor a écrit:Petite c'était dur surtout question tristesse, je me mettais à pleurer dès qu'on élevait la voix (...) Le plus con c'est quand quelqu'un pleurait : je me mettais systématiquement à pleurer avec.

(...) Mon mode d'expression est invariable par contre : quoi que je ressente, dès que c'est un peu trop fort, je pleure ! Du coup je pleure quand je suis contente, je pleure quand j'ai mal, je pleure quand je trouve quelque chose trop beau, je pleure quand je suis fâchée, bref, la fontaine de trevi.

(...) Je trouve qu'il y a quand même un certain plaisir à s'abandonner presque totalement au désespoir, ou au contraire à une sensation agréable qui passe à cause d'une lumière, d'un parfum ou juste d'un coup de vent ! J'adore me sentir transportée par une émotion forte, avoir le souffle coupé et ne plus vraiment être uniquement "là physiquement", je sais pas, je trouve ça magique en fait.

MOT POUR MOT MA VIE.

Petite c'était fréquent que je sois comme saisie de terreur si quelqu'un criait (sur moi ou même en général, dans la rue, sur un autre enfant). D'ailleurs le premier jour d'école j'avais pleuré à la cantine parce que les enfants faisaient trop de bruit et j'en étais très inquiète. Ca s'accompagnait d'une très forte susceptibilité, dès que mes parents me faisait une remontrance, même sans élever la voix, j'étais au désespoir intérieurement. Je pleure encore très, très, très souvent, très librement, j'essaye de me retenir parce que je sais que ça met mal à l'aise les gens qui n'ont pas un terrain lacrymal aussi fertile que le mien, mais malgré tout je crois que tous mes amis m'ont déjà vu pleurer. Comme toi Elinor je pleure parce que je suis émue, quel que soit l'émotion (joie, colère, tristesse, tout est bon). La seule différence, c'est que moi je désignais ça comme "les grandes eaux à Versailles" Héhé En tout cas, je ne pleure pas du tout uniquement parce que je suis triste ou vexée, c'est un simple trop plein d'émotions.

Bon, on me l'a jamais reproché, les gens comprennent pas souvent (surtout ils peuvent avoir du mal à comprendre que l'on pleure MAIS on n'est pas triste, car on associe généralement les pleurs au chagrin), mais m'acceptent ainsi, car ils comprennent rapidement que ce n'est pas du cinéma, ce n'est pas pour obtenir quoi que ce soit, c'est juste un mode d'expression, et je me calme bien vite une fois que c'est sorti. J'aimerai quand même savoir mieux me contenir quand une émotion m'envahit, parce que je ne veux pas mettre mal à l'aise les gens, avoir l'air incompétente...

Ensuite, vraiment exactement comme ce que tu dis dans ton message, du coup cette sensibilité m'accompagne, je ne compte pas les fois où je peux m'arrêter dans la rue (comme une folle) pour regarder la lumière qui se reflète sur les toits, le bruissement d'une fleur. Ca vient de très loin, déjà petite j'avais mon petit monde intérieur. Comme ma joie est contagieuse, si je suis avec quelqu'un je peux pas m'empêcher de lui montrer, mais à part chez ma mère (qui a les mêmes réflexes), j'ai jamais réussi à susciter l'intérêt de quelqu'un, parce que bon, voilà, soyons honnête, je montre des toits, ou bien le mouvement d'une feuille, ou des ombres qui bougent à cause du vent, c'est pas non plus un Caravage. Un de mes plus grands plaisirs, quand je vivais encore chez mes parents, c'est la façon dont la lumière en automne passait à travers les fenêtres de la maison et se reflétait contre la charpente, même si j'avais la tête occupée à autre chose, je pouvais m'arrêter pour regarder. Donc QUELQUEPART c'est assez formidable de faire le plein d'émotions agréables ainsi, et de pas avoir besoin d'aller dans un spa super luxueux, ou d'être adulée par le monde entier !

Pour décrire comment je me sens, instinctivement j'ai tendance à dire que c'est comme si on avait réglé l'ampli du chaîne hifi au volume maximum, tout est assourdissant, la joie, les peines, les micro-douleurs (pas physique, je suis pas du tout une douillette, je parle que des petits évènements tragiques de la vie morale). Pour ce qui est des conseils pour essayer de contenir sa sensibilité, du coup, bah j'en ai pour le moment pas encore... Peut-être essayer de respirer, de se concentrer sur une autre émotion, de prendre du recul pour changer son "paysage mental" et pas fondre en larme. Mais c'est très difficile, généralement mes yeux s'embuent tellement rapidement que mon interlocuteur se rend compte de mon trouble en même temps que moi... Je sens pas les larmes monter, elles viennent tout d'un coup! La seule chose qui me rassure c'est quand ma famille / amis proches (= gens qui comptent), en rigolent et me rabrouent gentiment !

Je me retrouve assez dans ce que tu as énoncé comme "traits de personnalités propres aux gens sensibles" (enfin il y en a beaucoup que je trouve très mélioratifs donc ce n'est pas vraiment à moi de me les attribuer !), mais notamment : humeur perturbée par la fatigue et la faim (ça c'est depuis toute petite, ma mère disait que je ne pleurais que lorsque j'avais faim, ou j'étais fatiguée) (je ne suis pas quelqu'un qui fait des colères!), évite les conflits (présente!), besoin de s'isoler pour se libérer de toute simulation (dans l'idéal, il me faut un jour et demi toute seule par semaine, pour être fraiche, dispose, ressourcée pour les 6 jours et demi restants... ma solitude m'est hyper précieuse, sans je ne peux pas fonctionner).

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Re: La sensibilité

Message par Valkyrja le 10.08.12 12:11

Grey : on est jumelles en fait (pour la peine j'ai envie de larmoyer) Very Happy ! C'est très vrai ce que tu dis aussi par rapport aux autres, ça me gêne toujours pas mal de me mettre dans des états pareils pour des "petits" trucs face à des gens qui vont se sentir empruntés, moi non plus y a pas besoin de me consoler, faut juste attendre que ça passe, mais des fois j'ai peur de mettre les gens mal à l'aise !

Et moi aussi mes journées sont ponctuées par des "oooooh j'adore cette lumière, regarde !" (en réfléchissant je me rends compte que je le dis super souvent ça en plus !) ou "eeeeh, y a tellement d'étoiles dans le ciel !", et en effet la plupart du temps tout le monde s'en fout (ou bonus, me regarde avec un air amusé en attendant que ça passe) Moq En fait je crois qu'à part mon ex et une de mes meilleures amies qui réagiss(ai)ent comme moi devant un nuage ou un bout de bois, les autres gens font comme tu dis...

Sinon j'ai pensé à ce topic hier soir quand (j'étais fatiguée en plus, là tout devient tragique) j'avais un chaton de 3 semaines dans les bras ; il a voulu que je le pose pour retourner vers sa mère et pour me le faire comprendre, a poussé un "miiiiiiiii" déchirant ! Drame, j'en ai eu les larmes aux yeux et je me suis confondue en excuses au pauvre petit chouchou que j'avais "traumatisé" Stp :beh:

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Re: La sensibilité

Message par Khiera le 21.08.12 23:32

Petite je n'étais vraiment pas sensible, pas en apparence en tous cas. Je pleurais assez rarement, encore moins en public (ça aurait été un aveu de faiblesse insurmontable à l'époque) j'étais assez renfermée sur moi même mais dans le sens où je jouais à être quelqu'un d'autre pour me protéger. Je ne me souviens pas avoir jamais eu peur d'un prof ou de quelqu'un qui criait, qui reprochait, ou qui tapait, je ne me souviens pas avoir ressenti qui que ce soit comme une menace, même à tord. J'étais mal à l'aise, mais pas apeurée. Mes seuls vrais pleurs je les lachais en regardant par la fenêtre de la cuisine mon père partir quand il nous ramenait chez ma mère à la fin du week end.

Je crois que ma première grosse peur a été la scène, quand je faisais du théâtre, je me souviens parfaitement avoir pleuré sans pouvoir sortir un mot de mon texte sur scène parce que je me sentais complètement à poil, complètement à la merci de tout, complètement faible. Et puis je me souviens de quelques exercices assez traumatisants pendant les répétitions, mais ça a participé à "ouvrir la vanne" des émotions, ce qui n'était pas plus mal puisque j'étais complètement sèche jusqu'alors.

En fait j'étais bien plus forte enfant que je ne le suis aujourd'hui.

Par contre j'ai toujours été très instinctive, et mon instinct me trompe rarement, je crois que c'est une des grandes forces de l'hypersensibilité, l'intuition. On se sent moins seule, on se sent animée d'une force animale, presque esotérique, comme si on avait un super pouvoir. Evidemment c'est pas le cas, mais chaque intuition justifiée, c'est une petite victoire sur le cartésianisme, tellement sinistre ! Ca me donne un peu d'espoir, parce que j'ai trouvé le plus clair de ma vie l'existence vaine.

Quand je lis vos enfances passées à avoir peur de tout et à pleurer tout le temps ça m'est complètement étranger, alors que finalement maintenant je suis aussi sensible que vous. Enfin je crois. En tous cas les critères d'hypersensibilité de Seifenblase me ressemblent vachement, même si ça tend à changer : pleurer tout le temps c'est comme crier tout le temps, au bout d'un moment ça n'a plus d'effet.

J'essaie d'être moins touchée et traversée par tout et tout le monde (chose qui était le cas depuis ma dépression) parce que je me gonfle : tout est dramatique, y a plus de nuance nulle part, plus de relativité, et je ne différencie plus les vrais drames des faux. Je passe toutes mes fins de soirées à me demander si je n'ai froissé personne, dès qu'une amie est mal je ne pense qu'à ça, pire, je cherche des solutions (et je fais forcément de la merde). Je ne suis particulièrement pas rancunière parce qu'il faut que j'ai ressenti des montagnes de douleur pour vouloir faire de la peine à quelqu'un.
Mais aujourd'hui je réalise que malgré tout je suis une privilégiée, que j'ai eu la chance de ne pas vivre de vrais pertes, je pense qu'il faut que je m'en estime heureuse et que je me prenne en main. Et puis plus je grandis, plus je dois être forte pour mon entourage, parce que tout ça ne va pas aller en s'arrangeant. La vie quoi.
Surtout, je ne veux jamais que mes enfants me voient pleurer, comme j'ai pu voir ma mère pleurer : en tant qu'enfant on se sent trop impuissant, c'est horrible comme sensation. Alors autant m'entrainer tout de suite.

Donc j'ai fait une dépression à 21 ans, et alors là j'ai complètement craqué : j'ai laché les vannes de 16 ans de dureté, et je suis devenue complètement transparente. Toutes mes émotions se lisaient sur mon visage, je pleurais tout le temps pour tout et n'importe quoi, ma nouvelle méthode d'expression, c'était les pleurs : un choc, de la tristesse, du bonheur, de l'adrénaline, de la beauté = des pleurs. Et Grey a raison, les autres ont du mal à comprendre que c'est comme sauter en l'air ou rigoler, c'est juste une émotion, c'est pas forcément grave. Et puis surtout, ça soulage.

Mais je crois qu'à 28 ans, maintenant que j'ai réussi à me créer un tant soit peu d'équilibre, il faut que je trouve un juste milieu. Je ne peux plus pleurer à la moindre angoisse devant mon mec, je ne veux jamais le voir n'être plus touché par mes pleurs ou ne plus les prendre au sérieux : chose qui arrivera irrémédiablement. Et puis comme l'a très justement dit Elinor, pour soutenir les autres il est plus facile de ne pas être aussi ébranlé que les personnes que l'on console.
Je crois aussi qu'on oublie que nos pleurs font du mal aux gens qui nous aiment : personne n'aime voir sa mère, son père, sa soeur, son meilleur pote, sa chérie, pleurer.

Par contre pour ce qui est des arts, je trouve ça plutot très beau d'être hypersensible et j'adore même cette sensation : pleurer devant un film parce qu'on est touché (ni triste ni heureuse, juste touchée), c'est très grisant comme sensation ! C'est un peu comme être touchée par la grâce divine ! Quand ça arrive (aka : tout le temps) j'ai l'impression d'avoir eu de la chance, que le film, le tableau, la chanson m'a plus parlé qu'à n'importe qui et qu'elle m'a considérablement enrichie en me parlant de la sorte. J'en ressors toujours plus créative, ça m'aide vraiment à avancer. Comme des petits coups de baguette magique !

Moi je trouve que c'est un don que tu as Grey, de voir la beauté partout ! Il faut le cultiver !

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Re: La sensibilité

Message par Šlechtična le 01.09.12 2:43

Je suis hypersensible, ma mère me le dit tout le temps, je le sais très bien, enfin chez moi c'est une maladie incurable.

Je suis dans un premier temps hypersensible dans le sens où je suis facilement déstabilisée. Je peux très facilement perdre mes moyens à cause d'une remarque sur un de mes acte, sur ma personnalité (le pire), sur mon travail... On va dire que je suis très émotive.

En suite je suis hypersensible avec mes liens avec les autres. Je créé difficilement des liens avec les autres, en amour ou amitié, mais quand il sont là, ils sont TRES FORTS. Et si je perds l'affection de quelqu'un c'est le drame.

Autre point de mon hypersensibilité qui s'est développé il y a peu, petite j'en étais totalement dénuée : Je pleure pour un rien devant un film, une photo ou un livre (oui oui devant un livre).

Bon mon hypersensibilité à tous points de vue est indéniablement un des traits de ma personnalité que je déteste. J'ai l'impression que ça fait de moi quelqu'un de faible, un petit truc qu'il faut protéger. Beurk.
J'essaie de me soigner mais ça passe pas.

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Re: La sensibilité

Message par nebulae le 02.09.12 9:41

Je pleurais très facilement quand j'étais petite, à l'école en fait. Parce que j'aimais vraiment pas. Mais en grandissant je me suis blindée, pour moi c'est HORS DE QUESTION de pleurer en public, j'ai même refusé de voir ma meilleure amie l'autre jour alors que j'étais triste parce que je savais que j'allais pleurer. C'est grave quand même.

Voir les gens pleurer me met hyper mal à l'aise parce que je sais juste pas quoi faire. Quand je pleure je me sens ultra faible, ça ne me fait pas du tout me sentir mieux, mais c'est parce que mon papa m'a élevée à coups de "Ça sert à rien de pleurer", du coup, ben voilà.

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Re: La sensibilité

Message par Sensorielle le 02.09.12 11:48

@Šlechtična a écrit:Je suis hypersensible, ma mère me le dit tout le temps, je le sais très bien, enfin chez moi c'est une maladie incurable.

Je suis dans un premier temps hypersensible dans le sens où je suis facilement déstabilisée. Je peux très facilement perdre mes moyens à cause d'une remarque sur un de mes acte, sur ma personnalité (le pire), sur mon travail... On va dire que je suis très émotive.

En suite je suis hypersensible avec mes liens avec les autres. Je créé difficilement des liens avec les autres, en amour ou amitié, mais quand il sont là, ils sont TRES FORTS. Et si je perds l'affection de quelqu'un c'est le drame.

Bon mon hypersensibilité à tous points de vue est indéniablement un des traits de ma personnalité que je déteste. J'ai l'impression que ça fait de moi quelqu'un de faible, un petit truc qu'il faut protéger. Beurk.
J'essaie de me soigner mais ça passe pas.

J'aurais pu écrire mot pour mot la même chose.

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Re: La sensibilité

Message par Willingness le 02.09.12 11:55

@Nebulae a écrit:Je pleurais très facilement quand j'étais petite, à l'école en fait. Parce que j'aimais vraiment pas. Mais en grandissant je me suis blindée, pour moi c'est HORS DE QUESTION de pleurer en public, j'ai même refusé de voir ma meilleure amie l'autre jour alors que j'étais triste parce que je savais que j'allais pleurer. C'est grave quand même.

Voir les gens pleurer me met hyper mal à l'aise parce que je sais juste pas quoi faire. Quand je pleure je me sens ultra faible, ça ne me fait pas du tout me sentir mieux, mais c'est parce que mon papa m'a élevée à coups de "Ça sert à rien de pleurer", du coup, ben voilà.

Je plusse. Quand j'étais plus petite, beaucoup de choses me faisaient pleurer... Puis, je me suis renforcée petit à petit vers l'âge de 13/14 ans. Aujourd'hui, si on me voit pleurer, ce sera pour un film, ou un truc du genre un peu con... Mais sinon, je refuse de pleurer devant les autres, ce serait trop avouer mes faiblesses pour moi, alors, je fous ma carapace en gros. Ou alors, quand je pleure devant les autres pour de "vraies raisons", c'est car mon copain me force à parler sur ce qu'il y'a de négatif, car sinon, je ne dirais rien à propos de ca. Puis, je n'aime pas du tout voir les autres pleurer, je ne sais jamais quoi dire/faite, consoler quelqu'un, c'est pas mon truc.

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Re: La sensibilité

Message par nebulae le 02.09.12 14:22

Ouais pareil, en fait. Enfin plus ou moins. Je pleure pas devant des films, mais j'ai eu les larmes aux yeux, par contre, je remballe sec ahaha.

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Re: La sensibilité

Message par Jean le 10.12.12 0:44

Je pleure énormément depuis quelques temps, de tristesse, je pleure assez rarement devant un événement joyeux (à part si la personne pleure, surtout si c'est quelqu'un que j'aime haha), mais ça peut m'arriver n'importe où et c'est assez difficile à assumer. Ca vient tout seul, je peux pas m'en empêcher, que ce soit dans le métro, en cours ou chez moi... Je pense un peu comme Šlechtična du coup, je pense que ça fait partie de ma personnalité même si ça s'est accentué ces derniers mois, c'est bizarre.

Je me reconnais pas mal dans les traits que tu as énoncé Seifenblase, je n'en avais jamais entendu parler, c'est fou de voir à quel point ça me ressemble.

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Re: La sensibilité

Message par Adalie le 10.12.12 1:05

Je pense aussi être un peu trop sensible, ou au moins émotive. Pour ma part par contre les émotions ne sortent pas toujours sous forme de pleurs, mais plutôt n'importe comment. Je me suis déjà pris un fou rire après l'annonce d'un décès... Pourtant c'était un moment atroce pour moi, c'était vraiment horrible, mais ça sortait comme ça.
De toute façon en général je pleure quand je suis frustrée (parce que je me sens mal aimée, pas écoutée, ou parce que je rate quelque chose), ou tristoune, mais pas quand je suis extrêmement triste. Quand je suis très triste j'écris, je m'évanouis, je bouffe compulsivement, je me fais du mal, je vomis, je tremble, je me tape une crise d'angoisse, ou je ris. C'est vraiment aléatoire et super difficile à gérer. Même chose après une grosse joie, un orgasme, un soulagement... Je me mets à rire ou à pleurer, à crier ou à ne plus savoir quoi dire, c'est assez flippant et j'ai un peu peur du jour où un autre mec que mon ex devra me découvrir comme ça.

Ah, et je suis aussi une vraie éponge. Je prends facilement les soucis des autres sur mes épaules, et je finis toujours par me mêler de ce qui ne me regarde pas ou de ce dont on ne devrait pas me parler.
Mais je sais pas si c'est de l'empathie ou de l'égocentrisme en fait, parce que j'ai trèèès souvent l'impression que les émotions des autres font écho à ce que je ressens ou à ce que j'ai déjà ressenti, et du coup je me sens touchée. Même chose devant un tableau ou en écoutant une musique, ça me parle souvent, comme si je ramenais tout à mon monde intérieur. Je sais pas si c'est de la sensibilité ou un truc beaucoup plus moche honnêtement, parce que NON tout n'est pas lié à moi, tout ne me parle pas, et je ne peux pas comprendre toutes les émotions du monde entier.

Enfin je pense de toute façon qu'on est bien plus nombreux sur Terre à se dire très sensibles plutôt que "normaux", et qu'une majorité de personnes se reconnaitrait dans les points listés par Seifenblase...

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Re: La sensibilité

Message par greymalkin le 10.12.12 9:37

Oh Adalie, tu es SI dure avec toi même ! On croirait une nonne qui se flagelle parce qu'elle a oublié les Vêpres.

C'est pas du tout de l'égocentrisme ce que tu décris, de toutes façons on analyse toujours les choses depuis notre corps, notre stock de pensées, d'affects et d'émotions, au moins toi tu en as conscience ! Tout ce qu'on fait, tous, dans la vie, et pendant toute la vie, c'est ramener les choses à notre monde intérieur, rien d'autre ! (qui peut se targuer d'objectivité, sincèrement ?!)

Lenaigchouchou > Ca va ? Est ce que ces pleurs sont très fréquents, genre plusieurs fois par semaines pendant des semaines ? T'as encore du plaisir et de l'enthousiasme à faire la plupart des choses de la vie ?

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Re: La sensibilité

Message par Willingness le 26.11.14 10:01

UP ! ;)

Comme je le disais plus haut, j'ai du mal à montrer ma sensibilité mais plus ca va, plus j'arrive à lâcher un peu du lest... Et surtout depuis peu en fait. En fait, c'est comme si j'étais un vrai coeur de pierre en surface mais à l'intérieur, un coeur d'artichaut car je ne montre pas facilement cette facette là... Je reste assez orgueilleuse en fait, je vais seulement dévoiler cette partie de moi à quelques personnes qui me sont proches, c'est-à-dire, peut être 5-6 personnes -bon, c'est déjà un progrès pour moi, j'étais incapable avant de m'exprimer sur certains sujets, aujourd'hui je peux-. Mais quand j'enlève le masque de la nana forte, je vais clairement tout exposer, je vais mettre ma fierté de côté... Ce ne sera pas forcément des pleurs qui en ressortiront par contre, ca pourra aussi être de ces petits sourires jaunes ou des rires nerveux, voire une sensation de faim. Cela n'empêches que ca me met toujours en mode "Je suis faible" quand je pleure devant quelqu'un. Je n'assume pas forcément mes sentiments et même si c'est pour dire quelque chose de positif à quelqu'un, je vais en chier -par exemple, dévoiler ma sensibilité dans le sens où je vais dire à mes potes qu'ils me manquent, c'est dur pour moi-. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est dû un peu cette carapace que j'ai sur mon dos mais au début, je me méfie toujours des personnes, je vais pourtant parlé de tout et de rien mais je vais mettre du temps à instaurer une réelle confiance.
Après, là où j'ai surtout lâché du lest, c'est surtout dans la vie quotidienne, quand ca ne me concernes pas directement... Par exemple, pour une oeuvre d'art, un film, je vais vite être touchée, je peux vite m'effondrer devant aussi bien des paysages que devant les relations, je laisse clairement parler mon coeur et c'est un peu comme Adalie au final, quand elle dit qu'elle peut ramener un film, une chanson, etc, à elle... Dès que ca va faire écho d'une façon à d'une autre à moi, au lieu de le dire avec franchise, je vais craquer.

Cependant, quand c'est les autres qui montrent leur sensibilité face à moi, c'est compliqué... En fait, ca l'a toujours été. Je suis incapable de réconforter quelqu'un... Même si aujourd'hui, je suis plus tactile qu'avant, que je vais réussir à prendre quelqu'un dans mes bras si elle ne va pas bien. Je vais écouter cette personne, essayer de faire ce que je peux mais la consoler à proprement parler, je ne vais pas pouvoir. C'est comme si ca bloquait. Peut être parce qu'on m'a "appris" à ne pas dévoiler ces sentiments comme ca en fait, ni à dire à quelqu'un que "Tout ira bien" alors que ce sera faux.

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Re: La sensibilité

Message par Sandra50 le 26.11.14 11:18

Moi aussi ma sensibilité s'intensifie au fil des années, pendant toute l'adolescente je laissais rien filtrer, je pleurais très rarement, je gardais tout, même quand j'avais mal je me convainquais que c'était pas le cas. Et depuis... je sais pas, certainement depuis le moment où j'ai du avorter, où mes parents ont divorcé et ou mon ex m'a trompé, puis repris puis jeté, puis repris puis jeté, j'ai bien du admettre que ca allait pas et je me suis permise de pleurer et craquer, pas vraiment devant les autres mais au moins devant ma soeur et même ma mère.
Depuis je suis limite devenue hyper sensible, je pleure de joie, je pleure de compassion, je pleure de tristesse, je pleure d'excitation, je pleure à cause du stress, je pleure pour rien... je ressens mes émotions très intensément c'est vraiment bizarre, je me laisse jamais allée devant les gens, quand quelque chose est insoutenable je change de sujet, quand je suis trop heureuse j'essaie de me modérer. J'ai très souvent les larmes qui montent mais je me contiens en public, par contre en privé soit j'y vais franco soit j'évite quand je sais que je tiendrais pas, genre des reportages à la télé ou dans les journaux, juste je peux pas c'est trop pour moi.

Sandra50
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Re: La sensibilité

Message par Leela le 26.11.14 21:18

A la base , je ne suis pas du tout sensible , je me suis forgé une grosse carapace qui finalement fait complètement partie de moi et de ma personnalité.
MAis depuis quelques temps , je me surprends à être beaucoup plus sensible qu'en temps normal . Par exemple je vois un vieil homme magrhebin tout les matins quand je prends le rer , et j'ai une grosse boule dans la gorge dès que je le vois , de me dire que ce vieux monsieur va bosser , qu'il a pas l'air hyper en forme , enfin bref les larmes me montent..
Pot de départ d'une collègue , je suis la première à me moquer des gens qui pleurent et BIM cette fois çi je suis la première à chialer , et à chaude larmes....
Aussi je suis devenue très très très "câline" je suis capable de prendre une personne et de la serrer très fort dans mes bras juste comme ça , parce que je sens que ça peux lui faire du bien et que ça m'en fais à moi aussi... C'est étrange , parce que je me surprends à me dire mais pourquoi j'ai été si distante avec les gens pendant tant d'années , alors que c'est tellement simple de prendre quelqu'un dans ses bras finalement.
Et sans mentir , je ne pleurais que très très très rarement avant , la seule fois je pense que c'était au décès de mon Papa il y a 6 ans. Je n'ai pas pleuré pour la naissance de Loni par exemple.
Mais du coup je trouve ça bien d'être sensible et je trouve hyper vexant quand les gens me disent que je suis insensible (je ne peux pas leur en vouloir, ils m'ont connu comme ça) , et j'espère que Loni le sera , j'espère qu'il n'aura pas peur de serrer quelqu'un dans ses bras , ou de pleurer quand il a mal au coeur , au moins devant sa Maman. Parce que ça fait du bien.Vraiment.

Leela
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Re: La sensibilité

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