(Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
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(Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Bientôt le bac, et vous réalisez en reprenant consciencieusement vos notes de cours que vous n'avez strictement rien compris au concept de liberté chez Spinoza, que vous ne savez plus à quoi correspond le phénomène chez Kant, et pas la peine de vous lancer sur la distinction entre la puissance et l'acte chez ce bon vieux Aristote, pas de problème, venez faire un petit tour sur ce topic y recueillir l'aide d'une GB qui saura peut-être vous conseiller!
: ce que ce topic n'est pas : un sujet pour nous faire part de votre plan de disserte sur lequel vous n'avez pas bossé / où vous espérez trouvez quelqu'un pour vous faire un plan ou un corrigé de devoir.
Ce que ce topic est:
- un endroit où l'on tente d'éclairer des concepts et des moments de l'histoire de la philosophie précis, mais qui demeurent obscurs pour vous.
: ce que ce topic n'est pas : un sujet pour nous faire part de votre plan de disserte sur lequel vous n'avez pas bossé / où vous espérez trouvez quelqu'un pour vous faire un plan ou un corrigé de devoir. Ce que ce topic est:
- un endroit où l'on tente d'éclairer des concepts et des moments de l'histoire de la philosophie précis, mais qui demeurent obscurs pour vous.
Tako-yaki is the deal breaker
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
(Ah tiens ça me dit rien le concept de liberté chez Spinoza ...)
J'ai un léger soucis avec l'impératif catégorique de Kant, j'ai pas été là quand on a vu ça en cours, et disons que mes amis me l'ont vite fait résumé mais ça me semble trop simpliste en fait, je suis pas sûre d'avoir saisi. Il y a aussi une histoire d'impératif hypothétique je crois ? On a vu ça dans la leçon sur la justice il me semble, ça a un rapport avec la morale non ? J'arrive vraiment pas à saisir pourtant ça semble être qu'un petit point du cours mais ça m'embête un peu..
(merci beaucoup pour ton aide Grey !!)
J'ai un léger soucis avec l'impératif catégorique de Kant, j'ai pas été là quand on a vu ça en cours, et disons que mes amis me l'ont vite fait résumé mais ça me semble trop simpliste en fait, je suis pas sûre d'avoir saisi. Il y a aussi une histoire d'impératif hypothétique je crois ? On a vu ça dans la leçon sur la justice il me semble, ça a un rapport avec la morale non ? J'arrive vraiment pas à saisir pourtant ça semble être qu'un petit point du cours mais ça m'embête un peu..
(merci beaucoup pour ton aide Grey !!)

SecretlySheCries- Vieille branche

- Age: 20
Nombre de messages: 7973
Localisation: Lille
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Ah Secretly, je me ferai un plaisir de t'aider sur ce coup là, l'impératif catégorique kantien, c'est magnifique, et je crois qu'on ne pouvait pas espérer mieux pour entamer ce topic!
Il est formulé dans Fondements de la métaphysique des moeurs, circa 1780-1790, et au moins de trois façons. Personnellement, je retiens celle ci : "Agis selon la maxime qui puisse en même temps se transformer en loi universelle". Grosso modo, qu'est ce que ça veut dire : chaque action que tu fais, si jamais tu la revendiques comme morale, doit pouvoir être universalisable : être réalisée dans le monde entier, sans aucun préjudice.
De façon appliquée cela signifiera : il ne faut pas mentir, si chacun ment, on ne s'en sort plus, il ne faut pas utiliser autrui comme moyen, on encourt le risque que l'on nous traite nous même comme moyen, il ne faut pas se suicider, si chacun se suicide, il n'y a plus d'humanité. Comme tu le vois, l'impératif catégorique en même temps a le bon goût d'expliquer tout un pan de notre moral ("ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse" / "la liberté des uns s'arrêtent là où commence celle des autres"), de penser l'humanité comme cosmopolite, et comme libre, et en même temps, purifié de toute contingence, de tout aléas, de tout erreur, il est redoutable et condamne des pratiques qu'on pense tout de même comme courantes (suicide, masturbation, mensonge), voire légitimes : faut-il mentir lorsqu'un officier de la gestapo demande si l'on héberge un juif, on est tenté de dire oui. Il a donc une certaine faiblesse, de part son caractère inconditionnel.
Quelques précisions à présent : dans la doctrine kantienne, l'impératif catégorique s'apparente à la fois à un devoir, ainsi qu'à une fin. La fin de l'homme, s'il en a une, n'est certainement pas d'utiliser son prochain ou lui même, ni même d'être heureux (rupture donc, avec l'utilitarisme et avec la sagesse antique, pour Kant le bonheur c'est une espèce d'agrégat empirique, une bonne conjecture, ça n'existe pas en tant que tel, en tant qu'idée à poursuivre, seul le moral, le juste existe), mais bien d'être moral. On n'est pas moral sans conformer ses actions à l'impératif catégorique, sans faire en sorte que la maxime de notre action (son principe) puisse être érigée en loi universelle (puisse valoir pour tous). Bien sûr, cette conception de la morale en fait une pratique purifiée, tellement inconditionnelle et théorique que l'on peut se demander qui peut encore estimer être moral, Kant lui même doute de la réalisation de l'impératif catégorique.
Mais c'est justement parce qu'il est entièrement pur, désintéressé, si ce n'est pour la beauté de la morale, de l'universalisation du geste ("ce qui vaut pour moi vaut pour tous"), que l'impératif catégorique, ce devoir de l'homme, manifeste sa plus pure liberté. C'est l'homme qui choisit d'effectuer une action morale (en accord avec l'impératif catégorique, à ce stade, on l'aura compris), et donc c'est là qu'il laissera la marque de sa liberté. Et pas quand il suivra la loi ou les codes sociaux de manière intéressée, en y ayant un avantage, une rétribution quelconque.
L'impératif catégorique permet de penser le devoir de l'homme non seulement libre mais encore en société, sur la planète (et pas seulement à l'échelle de la cité grecque) il renouvelle donc en profondeur la question de la morale, mais il est aussi très abstrait, alors que tout le propos de la morale serait d'être concrète, pragmatique, applicable par tous les hommes.
En ce qui concerne les impératifs hypothétiques, on y a moins recours, Kant est surtout connu pour l'impératif catégorique, ils équivalent à tous ces impératifs, contingents, que l'on peut se donner pour mener à bien telle ou telle action donnée. Ils produisent des règles ou des conseils, ils reviennent à choisir des moyens pour parvenir à des fins. Ils sont ancrés dans la réalité, lorsque l'impératif catégorique, doit orienter la réalité.
J'espère que c'est plus clair
Il est formulé dans Fondements de la métaphysique des moeurs, circa 1780-1790, et au moins de trois façons. Personnellement, je retiens celle ci : "Agis selon la maxime qui puisse en même temps se transformer en loi universelle". Grosso modo, qu'est ce que ça veut dire : chaque action que tu fais, si jamais tu la revendiques comme morale, doit pouvoir être universalisable : être réalisée dans le monde entier, sans aucun préjudice.
De façon appliquée cela signifiera : il ne faut pas mentir, si chacun ment, on ne s'en sort plus, il ne faut pas utiliser autrui comme moyen, on encourt le risque que l'on nous traite nous même comme moyen, il ne faut pas se suicider, si chacun se suicide, il n'y a plus d'humanité. Comme tu le vois, l'impératif catégorique en même temps a le bon goût d'expliquer tout un pan de notre moral ("ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse" / "la liberté des uns s'arrêtent là où commence celle des autres"), de penser l'humanité comme cosmopolite, et comme libre, et en même temps, purifié de toute contingence, de tout aléas, de tout erreur, il est redoutable et condamne des pratiques qu'on pense tout de même comme courantes (suicide, masturbation, mensonge), voire légitimes : faut-il mentir lorsqu'un officier de la gestapo demande si l'on héberge un juif, on est tenté de dire oui. Il a donc une certaine faiblesse, de part son caractère inconditionnel.
Quelques précisions à présent : dans la doctrine kantienne, l'impératif catégorique s'apparente à la fois à un devoir, ainsi qu'à une fin. La fin de l'homme, s'il en a une, n'est certainement pas d'utiliser son prochain ou lui même, ni même d'être heureux (rupture donc, avec l'utilitarisme et avec la sagesse antique, pour Kant le bonheur c'est une espèce d'agrégat empirique, une bonne conjecture, ça n'existe pas en tant que tel, en tant qu'idée à poursuivre, seul le moral, le juste existe), mais bien d'être moral. On n'est pas moral sans conformer ses actions à l'impératif catégorique, sans faire en sorte que la maxime de notre action (son principe) puisse être érigée en loi universelle (puisse valoir pour tous). Bien sûr, cette conception de la morale en fait une pratique purifiée, tellement inconditionnelle et théorique que l'on peut se demander qui peut encore estimer être moral, Kant lui même doute de la réalisation de l'impératif catégorique.
Mais c'est justement parce qu'il est entièrement pur, désintéressé, si ce n'est pour la beauté de la morale, de l'universalisation du geste ("ce qui vaut pour moi vaut pour tous"), que l'impératif catégorique, ce devoir de l'homme, manifeste sa plus pure liberté. C'est l'homme qui choisit d'effectuer une action morale (en accord avec l'impératif catégorique, à ce stade, on l'aura compris), et donc c'est là qu'il laissera la marque de sa liberté. Et pas quand il suivra la loi ou les codes sociaux de manière intéressée, en y ayant un avantage, une rétribution quelconque.
L'impératif catégorique permet de penser le devoir de l'homme non seulement libre mais encore en société, sur la planète (et pas seulement à l'échelle de la cité grecque) il renouvelle donc en profondeur la question de la morale, mais il est aussi très abstrait, alors que tout le propos de la morale serait d'être concrète, pragmatique, applicable par tous les hommes.
En ce qui concerne les impératifs hypothétiques, on y a moins recours, Kant est surtout connu pour l'impératif catégorique, ils équivalent à tous ces impératifs, contingents, que l'on peut se donner pour mener à bien telle ou telle action donnée. Ils produisent des règles ou des conseils, ils reviennent à choisir des moyens pour parvenir à des fins. Ils sont ancrés dans la réalité, lorsque l'impératif catégorique, doit orienter la réalité.
J'espère que c'est plus clair

Tako-yaki is the deal breaker
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Edit : Je me suis encore trompée de topic

Slečna- Belle Plante

- Age: 23
Nombre de messages: 2726
Localisation: France
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
J'ai envie de pleurer limite, en voyant ce que vous écrivez. Je ne sais absolument rien de tout ça. Mais vraiment hein. Rien !

Kaya- Indéracinable

- Age: 19
Nombre de messages: 4240
Localisation: Lost.
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Oh Grey j'avais pas vu que tu m'avais rep !! Super vite en plus !
Tu gères vraiment, je te remercie, c'est super clair. C'est génial parce que j'ai l'impression de bien maîtriser la thèse maintenant, alors que souvent je connais pas mal de thèse mais je n'arrive qu'à les résumer qu'en une phrase ou deux..
Donc ça fait vraiment plaisir de bien cerner ça, merci beaucoup et merci pour tout ce que tu as écris aussi sur les autres topics, ça donne trop envie d'apprendre de la philo, ça me motive !
Tu gères vraiment, je te remercie, c'est super clair. C'est génial parce que j'ai l'impression de bien maîtriser la thèse maintenant, alors que souvent je connais pas mal de thèse mais je n'arrive qu'à les résumer qu'en une phrase ou deux..
Donc ça fait vraiment plaisir de bien cerner ça, merci beaucoup et merci pour tout ce que tu as écris aussi sur les autres topics, ça donne trop envie d'apprendre de la philo, ça me motive !

SecretlySheCries- Vieille branche

- Age: 20
Nombre de messages: 7973
Localisation: Lille
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
De rien! Tant mieux!
Tako-yaki is the deal breaker
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
J'espère que je ne viole pas les règles de ce sujet. x)
Je suis en train de travailler sur ma première dissertation de philo, dont le sujet est "Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux ?"
Je pense avoir pas mal de bonnes idées, pour le développement je crois qu'il n'y a pas trop de problème. Par contre, il y en a un pour mon introduction : je ne sais pas du tout ce qu'elle vaut, s'il faut faire des ajouts, s'il faut définir les termes dans l'introduction ou plutôt le développement, ce que je comptais faire, ou bien encore s'il faut que je change tout ! x)
La voilà :
« Je pense, donc je suis » disait Descartes. Selon ce raisonnement, nous pensons car nous sommes, mais sommes-nous car on pense ? Si oui, nous ne sommes plus, si nous ne pensons plus. Au-delà de ce questionnement s’en pose un plus pesant encore, reflet de notre société : Faut-il s’abstenir de penser pour être heureux ? En effet, plusieurs exemples montrent que la pensée n’est qu’un obstacle au bonheur ; mais d’autres exemples démontrent le contraire. Mais est-ce réellement possible de s’abstenir de penser, quand l’on sait que l’Homme est né avec cette faculté ?
J'aimerais donc des avis, merci
Je suis en train de travailler sur ma première dissertation de philo, dont le sujet est "Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux ?"
Je pense avoir pas mal de bonnes idées, pour le développement je crois qu'il n'y a pas trop de problème. Par contre, il y en a un pour mon introduction : je ne sais pas du tout ce qu'elle vaut, s'il faut faire des ajouts, s'il faut définir les termes dans l'introduction ou plutôt le développement, ce que je comptais faire, ou bien encore s'il faut que je change tout ! x)
La voilà :
« Je pense, donc je suis » disait Descartes. Selon ce raisonnement, nous pensons car nous sommes, mais sommes-nous car on pense ? Si oui, nous ne sommes plus, si nous ne pensons plus. Au-delà de ce questionnement s’en pose un plus pesant encore, reflet de notre société : Faut-il s’abstenir de penser pour être heureux ? En effet, plusieurs exemples montrent que la pensée n’est qu’un obstacle au bonheur ; mais d’autres exemples démontrent le contraire. Mais est-ce réellement possible de s’abstenir de penser, quand l’on sait que l’Homme est né avec cette faculté ?
J'aimerais donc des avis, merci


Chudesa- Belle Plante

- Age: 17
Nombre de messages: 3181
Localisation: Bas-Rhin
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Unexpected > Je pense que ton travail n'est pas exactement ce que l'on attend, car tu n'as pas problématisé la question, tu te contentes d'y répondre en faisant en gros oui/non/un peu des deux !
Il faut que tu t'interroges vraiment sur le pourquoi de la question, qu'est-ce qu'elle suppose de façon sous-jacente : si je dis qu'il faut cesser de penser pour être heureux, ça implique non seulement une certaine conception du bonheur, mais également de la pensée ! Et tout cela doit absolument figurer dans ton introduction
Ce n'est pas que tes idées soient mauvaises en soi, c'est simplement que l'attitude adoptée face à la question est un peu trop facile : tu ne poses pas assez de questions à la question !
Si je peux me permettre de lancer une ou deux pistes pour t'aiguiller (j'espère avoir été claire plus haut !) : songer que la pensée est une entrave au bonheur signifie comme tu le pressens à la fin de ton introduction : 1/ Que le bonheur complet n'est effectif que si l'homme "abandonne" la faculté qui est pourtant sensée faire de lui un homme : le logos (pensée en gros)
2/ Donc, par là même de deux choses l'une : soit je suppose qu'aucun homme n'a jamais été heureux car la pensée fait l'homme, et qu'un homme qui ne pense pas est en deçà de l'humanité ; soit je pense qu'il est possible de se départir de cette faculté.
Je précise que ce ne sont pas à proprement parler des parties de ta dissertation, je te montre juste le début d'un raisonnement qu'on attends de toi avant que tu puisses trouver un problème à ta question
Il faut que tu t'interroges vraiment sur le pourquoi de la question, qu'est-ce qu'elle suppose de façon sous-jacente : si je dis qu'il faut cesser de penser pour être heureux, ça implique non seulement une certaine conception du bonheur, mais également de la pensée ! Et tout cela doit absolument figurer dans ton introduction

Ce n'est pas que tes idées soient mauvaises en soi, c'est simplement que l'attitude adoptée face à la question est un peu trop facile : tu ne poses pas assez de questions à la question !
Si je peux me permettre de lancer une ou deux pistes pour t'aiguiller (j'espère avoir été claire plus haut !) : songer que la pensée est une entrave au bonheur signifie comme tu le pressens à la fin de ton introduction : 1/ Que le bonheur complet n'est effectif que si l'homme "abandonne" la faculté qui est pourtant sensée faire de lui un homme : le logos (pensée en gros)
2/ Donc, par là même de deux choses l'une : soit je suppose qu'aucun homme n'a jamais été heureux car la pensée fait l'homme, et qu'un homme qui ne pense pas est en deçà de l'humanité ; soit je pense qu'il est possible de se départir de cette faculté.
Je précise que ce ne sont pas à proprement parler des parties de ta dissertation, je te montre juste le début d'un raisonnement qu'on attends de toi avant que tu puisses trouver un problème à ta question


Narcisse- Belle Plante

- Age: 20
Nombre de messages: 3069
Localisation: Paris
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Merci beaucoup Narcisse. Je comprends ce que tu veux dire, mais j'arrive pas à trouver un problème même avec tes pistes, pourtant je sais que c'est le but :/...
Un plan thèse/antithèse/synthèse ne fonctionne pas, alors ?
Mon prof nous avait dit qu'on pouvait parler des pensées dans le sens où elles rendent malheureux (les souvenirs, la superstition,...) puis retourner le sujet, donc montrer en quoi cela rend heureux. Il faut selon lui explorer tous les types de pensée selon plusieurs auteurs, puis en discuter. Donc si je l'ai bien compris, il ne faut pas parler des multiples conceptions de la pensée/du bonheur dans l'introduction mais après seulement >< mais il a été tellement confus...
Je pensais, dans ma troisième grande partie, dire que le bonheur absolu est au-delà de toute pensée, et peut-être même aussi dire que le sujet nous oblige à penser mais je pense que c'est assez dangereux... Le prof nous avait aussi donné la piste de la civilisation, le loisir de penser etc.
Edit : en suivant tes pistes, je suis finalement arrivée à quelque chose ; sachant que la conscience et la pensée sont intimement liés ("la conscience est l'essence de la pensée"), si l'on ne pense plus on n'est plus vraiment conscient, et donc comment peut-on savoir lorsqu'on atteint le bonheur, sans conscience ?
Enfin je sais pas du tout...
Un plan thèse/antithèse/synthèse ne fonctionne pas, alors ?
Mon prof nous avait dit qu'on pouvait parler des pensées dans le sens où elles rendent malheureux (les souvenirs, la superstition,...) puis retourner le sujet, donc montrer en quoi cela rend heureux. Il faut selon lui explorer tous les types de pensée selon plusieurs auteurs, puis en discuter. Donc si je l'ai bien compris, il ne faut pas parler des multiples conceptions de la pensée/du bonheur dans l'introduction mais après seulement >< mais il a été tellement confus...
Je pensais, dans ma troisième grande partie, dire que le bonheur absolu est au-delà de toute pensée, et peut-être même aussi dire que le sujet nous oblige à penser mais je pense que c'est assez dangereux... Le prof nous avait aussi donné la piste de la civilisation, le loisir de penser etc.
Edit : en suivant tes pistes, je suis finalement arrivée à quelque chose ; sachant que la conscience et la pensée sont intimement liés ("la conscience est l'essence de la pensée"), si l'on ne pense plus on n'est plus vraiment conscient, et donc comment peut-on savoir lorsqu'on atteint le bonheur, sans conscience ?
Enfin je sais pas du tout...

Chudesa- Belle Plante

- Age: 17
Nombre de messages: 3181
Localisation: Bas-Rhin
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Les conseils de Narcisse sont très bien !
Par contre, une chose: on m'a toujours dit de ne jamais commencer par une citation (surtout aussi souvent exploitée et déformée que le cogito sum de Descartes), ou alors une citation de littérature ou un film, quelque chose de concret et qui illustre l'idée que tu veux avancer.
Et j'ai toujour défini les termes dans l'introduction. Ca pose les bases, éclaire le lecteur et montre que tu as bien travaillé ton sujet.
Un plan T/AT/S fonctionne très bien. Surtout pour une premiere dissert où ton prof n'attend pas de toi que tu lui déposes une thèse mais un raisonnement logique basé sur la méthode, les cours et les conseils donnés en cours.
Pourquoi pas, en I/La pensée, obstacle au Bonheur (attention de définir le Bonheur (bonheur quelconque, de tout les jours ? celui qui amène à la plénitude ?, de définir la pensée, la conscience donc)
en II/ mais n'est pas plutôt ce qui me permet l'accés au bonheur ?
et en III/ Penser, dans une certaine limite et un certain controle de soi, en ayant conscience des enjeux pour accéder au bonheur.
Voilà des pistes. Après je ne suis une adepte en philo, j'ai simplement eu des bonnes notes au lycée.
Par contre, une chose: on m'a toujours dit de ne jamais commencer par une citation (surtout aussi souvent exploitée et déformée que le cogito sum de Descartes), ou alors une citation de littérature ou un film, quelque chose de concret et qui illustre l'idée que tu veux avancer.
Et j'ai toujour défini les termes dans l'introduction. Ca pose les bases, éclaire le lecteur et montre que tu as bien travaillé ton sujet.
Un plan T/AT/S fonctionne très bien. Surtout pour une premiere dissert où ton prof n'attend pas de toi que tu lui déposes une thèse mais un raisonnement logique basé sur la méthode, les cours et les conseils donnés en cours.
Pourquoi pas, en I/La pensée, obstacle au Bonheur (attention de définir le Bonheur (bonheur quelconque, de tout les jours ? celui qui amène à la plénitude ?, de définir la pensée, la conscience donc)
en II/ mais n'est pas plutôt ce qui me permet l'accés au bonheur ?
et en III/ Penser, dans une certaine limite et un certain controle de soi, en ayant conscience des enjeux pour accéder au bonheur.
Voilà des pistes. Après je ne suis une adepte en philo, j'ai simplement eu des bonnes notes au lycée.
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Effectivement j'avais un doute pour cette citation : une de mes camarades l'a aussi utilisée, et je la trouvais pas assez proche du sujet tel que je voulais le traiter.
Et pour les termes, ayant reparlé de ça avec le prof, il nous a dit la même chose que toi, donc c'est ce que je vais faire.
Le plan que tu as donné est, à peu de choses près, celui que j'avais en tête
Il me reste donc à retravailler mon introduction et rédiger ma conclusion !
Merci !
Et pour les termes, ayant reparlé de ça avec le prof, il nous a dit la même chose que toi, donc c'est ce que je vais faire.
Le plan que tu as donné est, à peu de choses près, celui que j'avais en tête

Il me reste donc à retravailler mon introduction et rédiger ma conclusion !
Merci !

Chudesa- Belle Plante

- Age: 17
Nombre de messages: 3181
Localisation: Bas-Rhin
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
C'est encore moi ! x)
Je comptais sur l'une (ou plusieurs c'est encore mieux) d'entre vous pour m'éclairer sur une phrase que j'ai pas DU TOUT comprise dans un texte que je dois commenter. Je mets le texte en entier pour mettre la phrase dans son contexte quand même.
En plus de ça, le prof nous a donné une liste de questions pour nous guider, et il y en a une qui n'est pas très claire pour moi : "en quoi est-on face à un problème philosophique ?", enfin c'est quoi un problème philosophique..? x)
(si ça intéresse, la dissertation pour laquelle j'ai posté m'a valu un 13, et la suivante un 17
)
Il s'agit d'un extrait du Rire de Bergson, et il s'inscrit dans la notion du langage.
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher. Or, quelle est la fonction primitive du langage ? C'est d'établir une communication en vue d'une coopération. Le langage transmet des ordres ou des avertissements. Il prescrit ou il décrit. Dans le premier cas, c'est l'appel à l'action immédiate ; dans le second, c'est le signalement de la chose et de quelqu'une de ses propriétés, en vue de l'action future. Mais dans un cas comme dans l'autre, la fonction est industrielle, commerciale, militaire, toujours sociale. Les choses que le langage décrit ont été découpées dans le réel par la perception humaine en vue du travail humain. Les propriétés qu'il signale sont les appels de la chose à une activité humaine. Le mot sera donc le même, comme nous le disions, quand la démarche suggérée sera la même, et notre esprit attribuera à des choses diverses la même propriété, se les représentera de la même manière, les groupera enfin sous la même idée, partout où la suggestion du même parti à tirer, de la même action à faire, suscitera le même mot. Telles sont les origines du mot et de l'idée.
Je comptais sur l'une (ou plusieurs c'est encore mieux) d'entre vous pour m'éclairer sur une phrase que j'ai pas DU TOUT comprise dans un texte que je dois commenter. Je mets le texte en entier pour mettre la phrase dans son contexte quand même.
En plus de ça, le prof nous a donné une liste de questions pour nous guider, et il y en a une qui n'est pas très claire pour moi : "en quoi est-on face à un problème philosophique ?", enfin c'est quoi un problème philosophique..? x)
(si ça intéresse, la dissertation pour laquelle j'ai posté m'a valu un 13, et la suivante un 17
)Il s'agit d'un extrait du Rire de Bergson, et il s'inscrit dans la notion du langage.
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher. Or, quelle est la fonction primitive du langage ? C'est d'établir une communication en vue d'une coopération. Le langage transmet des ordres ou des avertissements. Il prescrit ou il décrit. Dans le premier cas, c'est l'appel à l'action immédiate ; dans le second, c'est le signalement de la chose et de quelqu'une de ses propriétés, en vue de l'action future. Mais dans un cas comme dans l'autre, la fonction est industrielle, commerciale, militaire, toujours sociale. Les choses que le langage décrit ont été découpées dans le réel par la perception humaine en vue du travail humain. Les propriétés qu'il signale sont les appels de la chose à une activité humaine. Le mot sera donc le même, comme nous le disions, quand la démarche suggérée sera la même, et notre esprit attribuera à des choses diverses la même propriété, se les représentera de la même manière, les groupera enfin sous la même idée, partout où la suggestion du même parti à tirer, de la même action à faire, suscitera le même mot. Telles sont les origines du mot et de l'idée.

Chudesa- Belle Plante

- Age: 17
Nombre de messages: 3181
Localisation: Bas-Rhin
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Le problème philosophique c'est "d'où vient le langage"... Pour le coup ça me paraît plutôt évident, qu'est-ce qui fait que tu n'avais pas compris ? Ou alors c'est "problème philosophique" que tu ne comprends pas, et je ne sais pas trop comment te l'expliquer mis à part qu'un problème philosophique c'est un problème ayant rapport à la philosophie.
Ensuite cette année les spé philo étudient Bergson, mais moi je ne suis pas spé philo alors il se peut que je te dise quelques bêtises, mais bon niveau terminale je crois que je peux encore t'aider !
D'abord par rapport à un de tes anciens posts : marcher c'est naturel. Je ne pense pas qu'il y ait de l'ironie, marcher c'est naturel pour l'homme comme pour l'animal. Ce n'est pas parce que ça s'apprend que ça n'est pas naturel ! Là y a une confusion entre des notions, regarde dans ton livre de philo si à la fin tu n'as pas un glossaire des notions philosophiques ça peut t'aider...
Pour la phrase que tu ne comprends pas : l'homme est fait pour vivre en société (comme la fourmi est faite pour vivre en société à sa façon) mais contrairement à l'homme la fourmi elle ne parle pas. L'homme en parlant apporte quelque chose de plus : tu parles pour t'exprimer, et tu peux t'exprimer de différentes façons, donc tu as plusieurs façons d'exprimer une même idée. En gros !
Si tu veux de l'aide, je suis d'accord pour te l'apporter (à la hauteur de ce que je peux faire bien sûr, ça fait deux ans que je ne fais plus d'explication de texte !) mais ça me serait utile si tu pointais un peu plus explicitement les problèmes que tu rencontres
Ensuite cette année les spé philo étudient Bergson, mais moi je ne suis pas spé philo alors il se peut que je te dise quelques bêtises, mais bon niveau terminale je crois que je peux encore t'aider !
D'abord par rapport à un de tes anciens posts : marcher c'est naturel. Je ne pense pas qu'il y ait de l'ironie, marcher c'est naturel pour l'homme comme pour l'animal. Ce n'est pas parce que ça s'apprend que ça n'est pas naturel ! Là y a une confusion entre des notions, regarde dans ton livre de philo si à la fin tu n'as pas un glossaire des notions philosophiques ça peut t'aider...
Pour la phrase que tu ne comprends pas : l'homme est fait pour vivre en société (comme la fourmi est faite pour vivre en société à sa façon) mais contrairement à l'homme la fourmi elle ne parle pas. L'homme en parlant apporte quelque chose de plus : tu parles pour t'exprimer, et tu peux t'exprimer de différentes façons, donc tu as plusieurs façons d'exprimer une même idée. En gros !
Si tu veux de l'aide, je suis d'accord pour te l'apporter (à la hauteur de ce que je peux faire bien sûr, ça fait deux ans que je ne fais plus d'explication de texte !) mais ça me serait utile si tu pointais un peu plus explicitement les problèmes que tu rencontres

Narcisse- Belle Plante

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Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
J'avais pas compris "problème philosophique" effectivement, et en faisant des recherches je pourrais le résumer ainsi : c'est un problème universel, insoluble puisqu'il y a plusieurs points de vue (j'ai pensé à l'exemple de la question "qu'est ce que l'homme", selon les personnes on aura une réponse tout à fait différente), qui recherche les fondements d'une réalité... J'ai juste additionné les choses importantes que j'ai trouvées, j'espère que c'est juste.
En fait oui en relisant plusieurs fois la phrase que je pensais ironique, j'ai compris que Bergson différenciait le langage et les mots, alors que moi j'avais vu "langage" comme synonyme de "mot".
Merci pour l'explication de la comparaison entre la fourmi et l'homme, mais je ne comprends pas ce que ça apporte au texte en fait. J'ai dit que sa thèse était que l'homme était conditionné pour être un "animal politique", que chaque mot qu'il utilise a pour but de suggérer une action, une coopération, du coup je sais pas trop comment lier tout ça...
Ça m'embrouille puisque selon ton explication, j'ai l'impression que Bergson se contredit : à la fin du texte, il fait la critique des mots qui sont trop réducteurs puisque pour certaines choses pourtant différentes, on utilise le même mot ; et ta phrase "tu as plusieurs façons d'exprimer une même idée", dans ma tête ça veut dire "il y a plusieurs mots pour une même idée"... Mais je pense que j'ai mal compris ce que tu voulais dire du coup.
Pour nous aider, le prof nous a demandé de trouver un titre pour chaque texte. Ici, j'ai mis "les liens entre langage et vie sociale", j'ai trouvé que ça résumait bien le texte, mais p-ê que je suis à côté de la plaque finalement, si tu pouvais me donner ton avis x)
Et ce serait cool si tu pouvais aussi me donner ton avis sur le "plan" que j'ai fait, qui est encore plus bidon :
- du début du texte à "marcher" : les origines du langage ; (je pense que cette partie est fausse)
- de "or" jusqu'à "activité humaine" : la fonction sociale du langage
- de "Le mot sera donc" à la fin : les limites des mots.
En fait oui en relisant plusieurs fois la phrase que je pensais ironique, j'ai compris que Bergson différenciait le langage et les mots, alors que moi j'avais vu "langage" comme synonyme de "mot".
Merci pour l'explication de la comparaison entre la fourmi et l'homme, mais je ne comprends pas ce que ça apporte au texte en fait. J'ai dit que sa thèse était que l'homme était conditionné pour être un "animal politique", que chaque mot qu'il utilise a pour but de suggérer une action, une coopération, du coup je sais pas trop comment lier tout ça...
Ça m'embrouille puisque selon ton explication, j'ai l'impression que Bergson se contredit : à la fin du texte, il fait la critique des mots qui sont trop réducteurs puisque pour certaines choses pourtant différentes, on utilise le même mot ; et ta phrase "tu as plusieurs façons d'exprimer une même idée", dans ma tête ça veut dire "il y a plusieurs mots pour une même idée"... Mais je pense que j'ai mal compris ce que tu voulais dire du coup.
Pour nous aider, le prof nous a demandé de trouver un titre pour chaque texte. Ici, j'ai mis "les liens entre langage et vie sociale", j'ai trouvé que ça résumait bien le texte, mais p-ê que je suis à côté de la plaque finalement, si tu pouvais me donner ton avis x)
Et ce serait cool si tu pouvais aussi me donner ton avis sur le "plan" que j'ai fait, qui est encore plus bidon :
- du début du texte à "marcher" : les origines du langage ; (je pense que cette partie est fausse)
- de "or" jusqu'à "activité humaine" : la fonction sociale du langage
- de "Le mot sera donc" à la fin : les limites des mots.

Chudesa- Belle Plante

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Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Ok alors ça fait beaucoup de choses à la fois, je vais te répondre au fil du texte.
La thèse selon moi n'a pas vraiment à voir avec "l'animal politique". Enfin je trouve qu'il y a dans le texte une dimension bien plus importante que ça ! C'est sur le langage, pas sur la politique !
Bergson ne se contredit pas selon moi, je pense qu'en fait tu as fais une lecture trop rapide du texte, tu veux absolument lire quelque chose et comprendre quelque chose donc... tu brûles des étapes !
Sois plus attentive à la lettre du texte... Et commence par rechercher la problématique du texte (en fait l'auteur ne donne que son point de vue sur le problème). Noter des titres aux parties, tout ça ne se fait qu'après avoir compris de quoi le texte parlait.
Je ne sais pas trop quelle méthode elle vous a donné, mais pour l'instant je ne peux que te conseiller de relire le texte sans faire d'association trop rapide (mot, langage, idée > ce ne sont pas les mêmes mots, ce ne sont pas les mêmes concepts ou les mêmes notions !). Déjà le thème central c'est le langage, tu peux bien le voir, donc inutile de centrer sur la politique, ce n'est pas l'essentiel ! Par contre tu peux t'interroger sur ce que le langage a de politique pour Bergson...
Le conseil que je peux te donner, si tu veux avoir tout au clair : phrase par phrase tu notes la ou les idées que tu arrives à comprendre. Si tu vois des incohérences à la fin, quand tu auras terminé, relis encore le texte et demande toi pourquoi tu as compris telle chose de telle façon, et si tu as bien fais de le faire. Si vraiment c'est insoluble, on t'aidera dans le topic ! Mais commence par avoir une vision cohérente du texte : il ne peut pas y avoir de contradiction interne, puisque l'auteur n'expose qu'une thèse (la sienne, donc par principe il ne se contredit pas).
La thèse selon moi n'a pas vraiment à voir avec "l'animal politique". Enfin je trouve qu'il y a dans le texte une dimension bien plus importante que ça ! C'est sur le langage, pas sur la politique !
Bergson ne se contredit pas selon moi, je pense qu'en fait tu as fais une lecture trop rapide du texte, tu veux absolument lire quelque chose et comprendre quelque chose donc... tu brûles des étapes !
Sois plus attentive à la lettre du texte... Et commence par rechercher la problématique du texte (en fait l'auteur ne donne que son point de vue sur le problème). Noter des titres aux parties, tout ça ne se fait qu'après avoir compris de quoi le texte parlait.
Je ne sais pas trop quelle méthode elle vous a donné, mais pour l'instant je ne peux que te conseiller de relire le texte sans faire d'association trop rapide (mot, langage, idée > ce ne sont pas les mêmes mots, ce ne sont pas les mêmes concepts ou les mêmes notions !). Déjà le thème central c'est le langage, tu peux bien le voir, donc inutile de centrer sur la politique, ce n'est pas l'essentiel ! Par contre tu peux t'interroger sur ce que le langage a de politique pour Bergson...
Le conseil que je peux te donner, si tu veux avoir tout au clair : phrase par phrase tu notes la ou les idées que tu arrives à comprendre. Si tu vois des incohérences à la fin, quand tu auras terminé, relis encore le texte et demande toi pourquoi tu as compris telle chose de telle façon, et si tu as bien fais de le faire. Si vraiment c'est insoluble, on t'aidera dans le topic ! Mais commence par avoir une vision cohérente du texte : il ne peut pas y avoir de contradiction interne, puisque l'auteur n'expose qu'une thèse (la sienne, donc par principe il ne se contredit pas).

Narcisse- Belle Plante

- Age: 20
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Localisation: Paris
Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Oui je laisse tomber ce truc d'animal politique, en me renseignant là-dessus j'ai bien vu aussi que ça n'avait pas trop de rapport.
Alors ce que j'ai compris maintenant pour l'exemple de la fourmi, c'est que l'homme et celle-ci possèdent tous les deux un langage (la fourmi informe les autres en émettant des phéromones à ce que j'ai compris lol) mais qu'ils ne l'utilisent pas pour les mêmes raisons ? Que l'homme l'utilise pour s'exprimer donc, pour émettre des opinions par exemple, à la différence de la fourmi...? Ce serait une sorte d'introduction à ce qu'il va montrer par la suite..?
Mais en fait je sais même pas comment j'en suis arrivée là, ça ne montre pas que l'homme a plusieurs façons d'exprimer une même idée...
Je bloque complètement là.
Bon sinon pour les notions que je n'ai pas comprises, rien ne m'a éclairée dans mon livre, donc quand je cherche sur Internet (wiki quoi) j'ai ça :
Idée = Une idée est une représentation de l'esprit.[...] L'idée n'existe que si elle est exprimée, autrement elle reste une partie d'une élaboration mentale (proche de la conscience).
Langage = Le langage est un système de signes identifiés permettant une communication entre une ou plusieurs entités.
Bon après pour "mot" j'ai rien mais bon je pense qu'il n'y a pas une définition propre à la philosophie..?
Voilà, et sinon je suis en train de faire le découpage phrase par phrase...
Alors ce que j'ai compris maintenant pour l'exemple de la fourmi, c'est que l'homme et celle-ci possèdent tous les deux un langage (la fourmi informe les autres en émettant des phéromones à ce que j'ai compris lol) mais qu'ils ne l'utilisent pas pour les mêmes raisons ? Que l'homme l'utilise pour s'exprimer donc, pour émettre des opinions par exemple, à la différence de la fourmi...? Ce serait une sorte d'introduction à ce qu'il va montrer par la suite..?
Mais en fait je sais même pas comment j'en suis arrivée là, ça ne montre pas que l'homme a plusieurs façons d'exprimer une même idée...
Je bloque complètement là.
Bon sinon pour les notions que je n'ai pas comprises, rien ne m'a éclairée dans mon livre, donc quand je cherche sur Internet (wiki quoi) j'ai ça :
Idée = Une idée est une représentation de l'esprit.[...] L'idée n'existe que si elle est exprimée, autrement elle reste une partie d'une élaboration mentale (proche de la conscience).
Langage = Le langage est un système de signes identifiés permettant une communication entre une ou plusieurs entités.
Bon après pour "mot" j'ai rien mais bon je pense qu'il n'y a pas une définition propre à la philosophie..?
Voilà, et sinon je suis en train de faire le découpage phrase par phrase...

Chudesa- Belle Plante

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Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Ok en fait je pense que tu veux trop bien faire, tu ne te fais pas confiance donc tu vas chercher des trucs trop compliqués
En fait à proprement parler, le langage de la fourmi est différent de celui de l'homme (qui lui utilise des mots, en plus des signes, le fait que Bergson parle de mot c'est surtout pour signifier qu'il s'intéresse aux mots dans le langage... tout simplement !).
Donc en fait, la fourmi ne parle pas : elle communique. Y a une différence entre parler et communiquer, à la fois au niveau des mots et des signes, mais également parce que parler c'est s'exprimer, et que selon la façon dont tu dis quelque chose tu ne dis pas tout à fait la même chose.
Dis-moi quand tu auras réussi à formuler une problématique (ou du moins si tu vois de quoi le texte parle dans les grandes lignes), si tu as un découpage c'est mieux mais au pire du pire ne te pose pas cette question là en première instance, l'important c'est d'abord de comprendre, pour le reste du texte je (et beaucoup d'autres Gb) peut t'aider. Donc voilà poste quand tu penses que tu as saisi l'essentiel dans le texte (je ne parle pas des nuances, juste une compréhension globale) et à partir de là on avancera !
En fait je pense que ton souci est surtout méthodologique, vous avez fait beaucoup d'explications de texte en cours ou c'est tout nouveau ?
En fait à proprement parler, le langage de la fourmi est différent de celui de l'homme (qui lui utilise des mots, en plus des signes, le fait que Bergson parle de mot c'est surtout pour signifier qu'il s'intéresse aux mots dans le langage... tout simplement !).
Donc en fait, la fourmi ne parle pas : elle communique. Y a une différence entre parler et communiquer, à la fois au niveau des mots et des signes, mais également parce que parler c'est s'exprimer, et que selon la façon dont tu dis quelque chose tu ne dis pas tout à fait la même chose.
Dis-moi quand tu auras réussi à formuler une problématique (ou du moins si tu vois de quoi le texte parle dans les grandes lignes), si tu as un découpage c'est mieux mais au pire du pire ne te pose pas cette question là en première instance, l'important c'est d'abord de comprendre, pour le reste du texte je (et beaucoup d'autres Gb) peut t'aider. Donc voilà poste quand tu penses que tu as saisi l'essentiel dans le texte (je ne parle pas des nuances, juste une compréhension globale) et à partir de là on avancera !
En fait je pense que ton souci est surtout méthodologique, vous avez fait beaucoup d'explications de texte en cours ou c'est tout nouveau ?

Narcisse- Belle Plante

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Re: (Topic Officiel d'aide en philo) A l'aide j'ai rien compriiiire!
Tu veux donc dire que l'homme est capable de nuancer, de faire entendre des choses différentes par le même mot.. ? Je m'exprime super mal mais bon.
Du coup, j'ai "traduit" le texte. En italique, le texte original.
La première phrase, j'ai juste remplacé les mots que j'avais apparemment pas compris :
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ?
=D’où viennent les représentations que l’on s’échange ? Quelle est l’importance/force/valeur des mots ?
Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise.
= La vie sociale est innée.
Après bon, il y a la comparaison avec la fourmi, que je résume ainsi :
l'homme et la fourmi sont tous les deux faits pour vivre en société, et pour cela ils utilisent un langage. Cependant, la fourmi ne parle pas comme l'homme, elle communique ; et le fait que l'homme parle montre aussi qu'il s'exprime, et en cela il est différent de la fourmi.
Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher.
= Les mots de notre langue ont été créés de toutes pièces, mais le langage est inné, et parler est naturel pour l’homme.
J'ai "interprété" ensuite :
Le langage est inné, tout comme la vie sociale : langage et vie sociale sont ici liés. (voilà apparemment d'où j'ai trouvé mon "titre")
Or, quelle est la fonction primitive du langage ? C'est d'établir une communication en vue d'une coopération.
= La fonction du langage est de communiquer, et pas de parler, donc pas de s’exprimer.
Interprétation : On a perdu ce que l’homme avait de supérieur à la fourmi : la parole qui sert à s’exprimer.
Le langage transmet des ordres ou des avertissements. Il prescrit ou il décrit. Dans le premier cas, c'est l'appel à l'action immédiate ; dans le second, c'est le signalement de la chose et de quelqu'une de ses propriétés, en vue de l'action future.
= Le langage est tjs lié à l’action et plus à l’expression.
Mais dans un cas comme dans l'autre, la fonction est industrielle, commerciale, militaire, toujours sociale.
= La fonction du langage est tjs sociale. On parle par rapport aux autres et il n’y a plus de place pour l’expression : des sentiments, des opinions…
Les choses que le langage décrit ont été découpées dans le réel par la perception humaine en vue du travail humain. Les propriétés qu'il signale sont les appels de la chose à une activité humaine.
= Bon alors ça je crois que j'ai pas compris...
Le mot sera donc le même, comme nous le disions, quand la démarche suggérée sera la même, et notre esprit attribuera à des choses diverses la même propriété, se les représentera de la même manière, les groupera enfin sous la même idée, partout où la suggestion du même parti à tirer, de la même action à faire, suscitera le même mot.
= Lorsqu'une chose véhicule la même idée qu'une autre, on utilise le même mot pour les désigner, alors qu'ils ont des propriétés différentes.
Du coup avec ça je comprends le texte différemment : l'auteur pense que l'homme a détourné le langage de sa fonction primitive, qu'il l'a "dévalorisé" et que maintenant il n'est plus aussi puissant qu'il devait l'être ; que l'homme a perdu donc de SA valeur à lui puisque ce qu'il avait de particulier, càd la parole, ne sert plus à l'expression mais à la communication, tout comme la fourmi. L'homme n'est donc plus autre chose qu'un animal...
Je pense que c'est pas très clair, et surtout que je suis encore partie trop loin lol.
Et c'est ma première explication de texte, on en a brièvement parlé en cours mais bon sans vraiment parler de méthode. La seule que j'aie là, c'est la liste de questions qu'il nous a données !
Du coup, j'ai "traduit" le texte. En italique, le texte original.
La première phrase, j'ai juste remplacé les mots que j'avais apparemment pas compris :
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ?
=D’où viennent les représentations que l’on s’échange ? Quelle est l’importance/force/valeur des mots ?
Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise.
= La vie sociale est innée.
Après bon, il y a la comparaison avec la fourmi, que je résume ainsi :
l'homme et la fourmi sont tous les deux faits pour vivre en société, et pour cela ils utilisent un langage. Cependant, la fourmi ne parle pas comme l'homme, elle communique ; et le fait que l'homme parle montre aussi qu'il s'exprime, et en cela il est différent de la fourmi.
Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher.
= Les mots de notre langue ont été créés de toutes pièces, mais le langage est inné, et parler est naturel pour l’homme.
J'ai "interprété" ensuite :
Le langage est inné, tout comme la vie sociale : langage et vie sociale sont ici liés. (voilà apparemment d'où j'ai trouvé mon "titre")
Or, quelle est la fonction primitive du langage ? C'est d'établir une communication en vue d'une coopération.
= La fonction du langage est de communiquer, et pas de parler, donc pas de s’exprimer.
Interprétation : On a perdu ce que l’homme avait de supérieur à la fourmi : la parole qui sert à s’exprimer.
Le langage transmet des ordres ou des avertissements. Il prescrit ou il décrit. Dans le premier cas, c'est l'appel à l'action immédiate ; dans le second, c'est le signalement de la chose et de quelqu'une de ses propriétés, en vue de l'action future.
= Le langage est tjs lié à l’action et plus à l’expression.
Mais dans un cas comme dans l'autre, la fonction est industrielle, commerciale, militaire, toujours sociale.
= La fonction du langage est tjs sociale. On parle par rapport aux autres et il n’y a plus de place pour l’expression : des sentiments, des opinions…
Les choses que le langage décrit ont été découpées dans le réel par la perception humaine en vue du travail humain. Les propriétés qu'il signale sont les appels de la chose à une activité humaine.
= Bon alors ça je crois que j'ai pas compris...
Le mot sera donc le même, comme nous le disions, quand la démarche suggérée sera la même, et notre esprit attribuera à des choses diverses la même propriété, se les représentera de la même manière, les groupera enfin sous la même idée, partout où la suggestion du même parti à tirer, de la même action à faire, suscitera le même mot.
= Lorsqu'une chose véhicule la même idée qu'une autre, on utilise le même mot pour les désigner, alors qu'ils ont des propriétés différentes.
Du coup avec ça je comprends le texte différemment : l'auteur pense que l'homme a détourné le langage de sa fonction primitive, qu'il l'a "dévalorisé" et que maintenant il n'est plus aussi puissant qu'il devait l'être ; que l'homme a perdu donc de SA valeur à lui puisque ce qu'il avait de particulier, càd la parole, ne sert plus à l'expression mais à la communication, tout comme la fourmi. L'homme n'est donc plus autre chose qu'un animal...
Je pense que c'est pas très clair, et surtout que je suis encore partie trop loin lol.
Et c'est ma première explication de texte, on en a brièvement parlé en cours mais bon sans vraiment parler de méthode. La seule que j'aie là, c'est la liste de questions qu'il nous a données !

Chudesa- Belle Plante

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